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Les réponses de l'écocapitalisme
Avis des lecteurs
La crise récente sonne le glas de la « world company », insensible aux particularismes locaux, aux considérations sociales et aux problèmes du monde qui l’entoure…
Désormais, les chefs d’entreprise ne peuvent plus considérer les aspirations collectives et la sphère publique comme secondaires ou extérieures à leurs intérêts. « Ils ne doivent pas être les derniers à comprendre les changements du monde ! ». Cette mutation passe par la prise en compte des « parties prenantes » (citoyens, salariés, clients, épargnants) afin + d’intégrer les « coûts sociétaux » dans la définition et le prix des produits, + de susciter une co-régulation constructive des marchés et + de préserver les intérêts et les aspirations à long terme des collectivités humaines.
L’« éco-capitalisme » naissant ainsi décrit par Patrick d’Humières est la matrice du modèle économique futur. Prenant le contre-pied de la dénonciation défaitiste de « l’horreur économique », ce modèle durable l’emportera inéluctablement sur le modèle ancien parce que, lentement, la société civile « prend la main » sur la dynamique des marchés.
"De l’Eco-capitalisme à l’Eco-marketing ?
Dans son blog www.Ecocapitalisme.org, Patrick d’Humières (compagnon du voyage expédition californien) annonce la sortie en librairie, le 15 janvier prochain, de son ouvrage « Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ». Quelques extraits :
« Le modèle durable va l’emporter sur le modèle cynique, sous la pression de l’opinion, des consommateurs, des salariés. Les entreprises qui gagneront au 21°siècle sont celles qui créeront le plus de « valeur durable » en lien avec la Société ».
« Le modèle partenarial cherche à équilibrer les intérêts de toutes les parties prenantes de l’entreprise (salariés, actionnaires, consommateurs et citoyens) ; il est plus complexe à gérer car il passe par des compromis sociaux ».
« Or, on ne dira jamais assez que l’entreprise est d’abord un projet créatif et humain et qu’il ne réussit financièrement que s’il est porté par une réunion de compétences qui rencontre une utilité sociale et une reconnaissance extérieure. Contrairement à ce qui est dit, l’image de l’entreprise n’est pas en cause dans l’opinion en tant qu’institution créatrice dans le marché ; ce sont les pratiques d’entreprises qui sont critiquées et mises en cause depuis quelques années, de toutes parts ».
« Que les entreprises qui ont des images négatives s’interrogent d’abord sur la qualité de leur projet et elles feront beaucoup d’économies de communication ! L’engagement « durable » est une réponse ».
Je vois, dans ce précieux diagnostic, deux bonnes nouvelles pour le monde de la communication :
1) la communication, au sens plein du terme, va devenir centrale dans le management des organisations. En effet, pour élaborer ces compromis, trouver les bons équilibres, les entreprises vont communiquer différemment, notamment en redonnant de la crédibilité et de la sincérité à leur communication externe et surtout, elles vont devoir réapprendre à écouter. Passer, comme le dit Dominique Wolton, d’un « marketing de l’émission à un marketing de la réception »,
2) une autre exigence sera d’apporter plus d’attention à la communication interne : faire de l’utilité sociale et de la reconnaissance extérieure de l’entreprise l’enjeu et le miroir du projet, pour redonner du sens, susciter de la motivation et de l’intérêt."
"Après un sommet de Copenhague décevant et avant Noël, un message d'espoir ne peut pas faire de mal. Patrick d'Humières, consultant en développement durable s'y risque en décrivant un écocapitalisme où les grandes entreprises prennent enfin en ligne de compte les intérêts de tout ce qui les constituent (salariés, clients) ou l'entourent (collectivités, environnement). Ce bouleversement viendrait de la pression de l'opinion publique et de nouvelles règles fixées par les pouvoirs publics. L'auteur appelle surtout les dirigeants à élargir leur champ de vision, à changer leurs instruments de mesure pour recomposer leur entreprise sur une base plus large plus solide, plus compatible avec l'intérêt collectif et le long terme.
La définition. L'écocapitaliste est « celui qui se refuse à dire “après moi le déluge”. Il est solidaire des règles et des pratiques qui organisent la profitabilité et la libre entreprise à travers la recherche d'un équilibre collectif durable, dans son activité, comme dans la société et dans le monde plus largement ».
La limite. L'actionnaire -investisseur, épargnant, futur retraité -est-il vraiment prêt à sacrifier une part de ses gains au nom du bien public ?
J.-M. V.
"
"ECO-CAPITALISTES DE TOUS LES PAYS
Patrick d'Humières, un des spécialistes français du développement durable, décrit dans ce livre les enjeux du nouveau modèle économique qui émerge de la crise. À la question « comment refonder le capitalisme ? » il invite les dirigeants d'entreprise à comprendre la montée en puissance des « parties prenantes », citoyens, salariés, clients, actionnaires, afin d'intégrer les coûts sociétaux dans la définition et le prix de leurs produits. Cet éco-capitalisme durable « va l'emporter inéluctablement sur le modèle ancien » et est, explique-t-il, « dans l'intérêt des entreprises ». S'en sortiront le mieux les patrons qui sauront déceler les opportunités dans ce bouillonnement de la société civile qui prend désormais la main. Du coup, affirme Patrick D'Humières, la mission de l'entrepreneur s'étend et devient aussi... politique. L'éco-capitaliste responsable ne cherche pas uniquement le profit, mais aussi l'équilibre de la société dans laquelle il vit.
PHILIPPE MABILLE"
"La guerre des modèles – néolibéral d’un côté, « durable » de l’autre – est engagée. Le coeur de Patrick d’Humières, expert
du développement durable, penche plutôt vers un « écocapitalisme ». Dans un essai économique, paru en janvier aux Éditions Maxima, il décrit la prise de pouvoir progressive de la société sur les marchés.
L’auteur démontre l’échec de l’autorégulation comme principe d’organisation économique : le capitalisme financier serait dépassé par les défis planétaires (réchauffement climatique, raréfaction des ressources…). Les entreprises qui adopteront un modèle de croissance durable seront donc gagnantes, estime Patrick d’Humières. Il s’adresse alors aux dirigeants, détenteurs selon lui d’une mission politique, pour intégrer l’intérêt collectif dans le développement de leur entreprise et appliquer un management responsable et durable. ■"
"Deux modeles d'entreprises s'opposent aujourd'hui, le modèle cynique qui a conduit à la crise actuelle et le modèle partenarial. Les intérêts en jeu sont extrêmement importants, et la partie s'annonce donc tres délicate pour les entreprises. Mass cette décision est-elle toujours entre leurs mains ? La société a, quant à elle, fait le choix du modèle partenarial et tout va dans ce sens pour réorganiser les marchés et réguler l'économie face aux grands risques collectifs. Le modèle durable va-t-il l'emporter sous la pression de l'opinion publique ? Pour Patrick d'Humières, un nouveau capitalisme devrait sortir gagnant."
"Expert du développement durable, l'auteur décrit dans cet ouvrage les caractéristiques de l'éco-capitalisme, « modèle durable d'un nouveau système économique qui l'emportera sur le modèle ancien ». Une mutation qui passe par la prise en compte des parties prenantes et des aspirations de la société civile."
"La crise marque-t-elle la fin de l'entreprise de type « world company », insensible aux considérations sociales et environnementales ? C'est la question que pose Patrick d'Humières, diplômé de l'IEP de Paris et expert dans l'analyse des liens entre entreprises et sociétés Car, selon lui, les leaders d'aujourd'hui ne peuvent plus se contenter de considérations purement financières. Le respect de toutes les parties prenantes (bien au-delà des collaborateurs, des clients et des actionnaires) et la prise en compte de leurs aspirations font aujourd'hui intégralement partie de leurs missions. « Ils ne doivent pas être les derniers à comprendre les changements du monde ! », explique l'auteur. Est-ce la fin pure et simple du capitalisme ?
Non, répond Patrick d'Humières qui préfère voir dans la crise actuelle l'occasion de se tourner vers un « éco-capitalisme », motivé par la pression croissante d'une l'opinion publique en quête d'éthique."
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