Vus récemment
Nos rubriques…
Notre catalogue
- Tous les formats
Didactibook (Livres numériques à télécharger)
Didactibook - Librairie de livres numériques (eBooks)
De Henri Bourguinat et Eric Bryis
MAXIMA - septembre 2010
Avis des lecteurs
Non, la crise n'est pas terminée : l'Europe est au plus mal, le chômage perdure et les économies sont atones. Si la crise s'installe et s'aggrave, c'est que le jeu des marchés est devenu un marché de dupes : les financiers gagnent toujours au détriment de l'économie réelle.
Aux commandes du système économique mondial, les marchés financiers sont désormais à même de contester la souveraineté des pays les plus vulnérables de l'Europe. Mieux encore, ils sont capables de faire basculer les politiques économiques annoncées dans l'ensemble des Etats de la zone. Pour conserver leur "triple A", certains pays vont jusqu'à virer de bord et substituer à l'ardente obligation de stimulation pour la reprise, une politique d'extrême rigueur qui nous installe dans la déflation.
Faut-il se résigner à ce que l'on fasse ainsi main basse sur nos économies : celles de nos Etats comme celles de nos concitoyens ? les auteurs n'y sont pas prêts. Dans ce livre, ils mettent à mal le mythe de la globalisation nécessairement salvatrice et dégagent cinq chantiers pour réagir. Leur livre n'est pas LA solution mais un préalable passionant à toute solution!
LA PRESSE EN PARLE :
"La finance dicte toujours sa loi aux politiques
Les deux auteurs, éminents spécialistes des marchés financiers, dressent un réquisitoire sans appel de la finance mondialisée plus puissante que jamais deux ans après l'effondrement de Lehman Brothers. Rien n'a véritablement changé et tous les ingrédients sont à nouveau réunis pour une prochaine crise.
Encore la crise, toujours la crise. Pour le deuxième anniversaire de la chute de la banque Lehman Brothers, point d'orgue de la crise financière, de nombreux essais sur la crise seront au rendez-vous de cette rentrée littéraire. Et une fois de plus, la finance n'y fait pas bonne figure.
Le dernier ouvrage d'Henri Bourguinat et d'Éric Briys ne fait pas exception à la règle. Le professeur d'économie, spécialiste des marchés financiers, qui n'a cessé d'alerter les politiques sur les dérives de la finance, et l'ancien trader, fin connaisseur des modèles d'évaluation des risques, reviennent un an après leur précédent essai (davantage pour les initiés), « l'Arrogance de la finance », dresser un état des lieux post-crise pour le moins inquiétant.
/.../
Eric Benhamou"
"Trop de rigueur, ou trop de relance ?
/.../"
"Non, la crise n'est pas terminée : l'Europe est au plus mal, le chômage perdure et les économies sont atones. Si la crise s'installe et s'aggrave, c'est que le jeu des marchés est devenu un marché de dupes : les financiers gagnent toujours au détriment de l'économie réelle.
Aux commandes du système économique mondial, les marchés financiers sont désormais à même de contester la souveraineté des pays les plus vulnérables de l'Europe. Mieux encore, ils sont capables de faire basculer les politiques économiques annoncées dans l'ensemble des Etats de la zone. Pour conserver leur "triple A", certains pays vont jusqu'à virer de bord et substituer à l'ardente obligation de stimulation pour la reprise, une politique d'extrême rigueur qui nous installe dans la déflation. Faut-il se résigner à ce que l'on fasse ainsi main basse sur nos économies : celles de nos Etats comme celles de nos concitoyens ? les auteurs n'y sont pas prêts. Dans ce livre, ils mettent à mal le mythe de la globalisation nécessairement salvatrice et dégagent cinq chantiers pour réagir. Leur livre n'est pas LA solution mais un préalable passionant à toute solution!"
"La rechute sera fatale
Pour l'économiste Henri Bourguinat, trois ans après le début de la crise financière, rien n'est vraiment réglé.
Fin 2008, il avait publié, à point normmé, « L'arrogance de la finance », co-signé par Eric Briys. Ce n'était pas une manière de hurler avec les loups, car voici quinze ans, depuis sa « Tyrannie des marchés », qu'Henri Bourguinat, professeur
émérite à l'Université de Bordeaux IV, mettait en garde, dans ses livres, contre les excès que font courir à l'économie réelle et à nos modèles sociaux les excès d'une finance non régulée, non supervisée.
Cette fois, c'est des effets irrémédiables d'une rechute qu'il s'alarme « Trois ans après les débuts de la crise financière, rien n'est règlé », analyse-t-il dès le début de « Marchés de dupes », le nouvel ouvrage qu'il publie, de nouveau en collaboration avec Enc Briys.
En une vingtaine de chroniques, ecrites dans un style assez enlevé, usant - voire abusant - d'images pour faire passer des messages moins techniques que dans « L'arrogance de la finance », les deux auteurs diessent le constat accablant d'un monde de la finance sorti de la crise plus puissant qu'il n'y était entré.
« Les marchés ont dépossédé de leurs pouvoirs des Etats fragilisés par leurs dettes », explique Henri Bourguinat, pour qui « il est impensable de relancer la machine [économique] avec le système financier actuel, qui est encore plus fragile qu'avant et toujours aussi prédateur ».
« A quand le prochain passage à la caisse ? », demandent les auteurs sur le ton de la provocation. Aux Etats-Unis, fait
remarquer Henri Bourguinat, 15 % des crédits hypothécaires des particuliers ne sont pas encore remboursés. Sur les
solutions à mettre en oeuvre, l'ouvrage peine un peu à sortir des traditionnelles incantations à plus de « volonté politique». II distingue bien des « ruptures » à engager, louables mais un peu générales : « revoir le principe des hypermarchés de la finance », « desserrer l'etau des marchés sans nuire à la reprise ». Sur des sujets aussi conciets que la réglementation bancaire par les fonds propres, le lecteur peine un peu à discerner une position claire des auteurs : pour ou contre Bâle III ? La phrase de conclusion, elle, met tout le monde d'accoid : « La prochaine réplique ne pardonnera pas ».
JEAN-FRANCIS PECRESSE"
"Pourquoi la crise se prolonge
Si la crise financière semble s'être apaisée, si le CAC 40 reprend des couleurs, si les banques renouent avec les bénéfices, l'économie réelle, elle, est encore au fond du gouffre : c'est le triste constat des auteurs qui pointent une montée inexorable du chômage, des dettes publiques qui explosent, des attaques contre l'euro par les dérivés de crédit.. Ils dénoncent la prise de pouvoir des marchés financiers sur le système tout entier, contraignant les Etats à la plus extrême rigue dans le but de leur plaire et de conserver leur « triple A » décerné par les puissantes agences de notation. Cependant, loin de se résigner, Henri Bourguinat et Eric Briys proposent cinq chantiers à mettre en oeuvre pour inverser la tendance et s'éloigner du mythe de la globalisation salvatrice. Et redonner à la finance son rôle de moteur de la croissance."
"Pourquoi la crise se prolonge
Si la crise financière semble s'être apaisée, si le CAC 40 reprend des couleurs, si les banques renouent avec les bénéfices, l'économie réelle, elle, est encore au fond du gouffre : c'est le triste constat des auteurs qui pointent une montée inexorable du chômage, des dettes publiques qui explosent, des attaques contre l'euro par les dérivés de crédit.. Ils dénoncent la prise de pouvoir des marchés financiers sur le système tout entier, contraignant les Etats à la plus extrême rigue dans le but de leur plaire et de conserver leur « triple A » décerné par les puissantes agences de notation. Cependant, loin de se résigner,
Henri Bourguinat et Eric Briys proposent cinq chantiers à mettre en oeuvre pour inverser la tendance et s'éloigner du mythe de la globalisation salvatrice. Et redonner à la finance son rôle de moteur de la croissance.
"Marchés de dupes - pourquoi la crise se prolonge ?
http://www.touteconomie.org/index.php?arc=l1&num=86"
"Commission d’enquête sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies
Séance du mercredi 15 septembre 2010
Présidence de M. Henri Emmanuelli, Président
Audition, ouverte à la presse, de M. Henri Bourguinat, professeur à l’université Bordeaux-IV
Lire l'intégralité du débat :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cespeculation/09-10/c0910004.asp"
"Si la crise financière semble s'être apaisée, si le CAC 40 reprend des couleurs, si les banques renouent avec les bénéfices,
l'économie réelle, elle, est encore au fond du gouffre. C'est le triste constat des auteurs qui pointent une montée inexorable du chômage, des dettes publiques qui explosent, des attaques contre l'euro par les derivés de crédit. Ils dénoncent la prise de pouvoir des marchés financiers sur le système tout entier, contraignant les Etats a la plus extrême rigueur dans le but de leur plaire et de conserver leur « triple A » décerné par les puissantes agences de notation. Cependant, loin de se résigner, Henri Bourguinat et Eric Briys proposent cinq chantiers à mettre en oeuvre pour inverser la tendance et s'éloigner du mythe de la globalisation salvatnce. Et redonner à la finance son rôle de moteur de la croissance..."
"Monnaies en conflit
HENRI BOURGUINAT, spécialiste de la finance internationale, l'universitaire girondin décrypte les turbulences monétaires actuelles Professeur émérite à l'université de Bordeaux 4 Montesquieu, Henri Bourguinat observe depuis longtemps les dérives de l'économie mondiale, auxquelles il vient de consacrer un nouvel ouvrage (« Marchés de dupes », avec Eric Briys, aux éditions Maxima) /.../ II fait le point sur les tourmentes monétaires actuelles.
Sommes-nous déjà dans une guerre monétaire ? Si l'on se hasarde à l'analogie avec le deuxième conflit mondial, on pourrait dire que la situation est comparable avec celle qui existait à l'époque des accords de Munich en 1938. On n'est pas officiellement en guerre, mais c'est comme si on l'était déjà un peu.
Comment décririez-vous cette guerre en germe ? Plusieurs conflits s'entremêlent. L'un d'eux oppose la Chine aux Etats-Unis et un autre, le dollar à l'euro. On peut d'ailleurs observer que, malgré leurs divergences, les Etats-Unis et la Chine ont un intérêt commun a voir l'euro s'apprécier par rapport à leurs monnaies respectives, qui sont de fait liées
Dans le même temps, des pays émergents, comme le Mexique, la Corée, la Thaïlande ou le Chili, voient leur monnaie s'apprécier par rapport au yuan ou au dollar, ce qui n'est pas sans leur poser des problèmes. La plupart ont des monnaies convertibles alors que le yuan ne l'est pas. Est-il normal que les Chinois ne rendent pas leur monnaie convertible, alors qu'ils se battent en même temps pour la liberté des échanges, qui profite à leur économie ? Les Chinois manipulent leur monnaie pour renforcer leur puissance commerciale. Jusqu'ici, le reste du monde a été extrêmement patient avec eux. Mais cela ne va pas forcement durer. D'ores et déjà, la Chambre des représentants américaine a adopté un projet de texte législatif qui permettrait de restreindre certaines importations chinoises. Mais la marge de manoeuvre des Américains est étroite. Car si Pékin décidait, en représailles, de ne plus acheter d'obligations d'Etat américaines, cela pourrait encore aggraver les difficultés de financement des Etats-Unis.
Nicolas Sarkozy veut profiter de sa future présidence du G 20 pour lancer la réforme du système monétaire. Cela vous paraît-il réaliste ? Le G 20 ne réglera pas le problème en une seule réunion. Mais il pourrait peut-être jeter les bases d'une grande conférence monétaire mondiale, un peu comme celle qui avait eu lieu à Bretton Woods, à la fin de la guerre. Parmi les idées de réforme possibles, on peut évoquer des formules qui éviteraient aux monnaies de varier au-delà d'une certaine fourchette. Mais ce type de stratégie n'est pas dépourvu de difficultés, ni de nsques. On peut aussi substituer au dollar, qui est aujourd'hui la monnaie de référence des échanges, un panier de trois devises - euro, yuan et dollar - qui refléterait mieux la réalité de l'économie mondiale. Mais la tâche sera sans doute bien longue et bien ardue.
Propos recueillis par Bernard Broustet"
"Encore la crise, toujours la crise. Pour le deuxième anniversaire de la chute de la banque Lehman Brothers, de nombreux essais sur la crise seront au rendez-vous de cette rentrée littéraire. Et une fois de plus, la finance n’y fait pas bonne figure. Le dernier ouvrage d’Henri Bourguinat et d’Eric Briys ne fait pas exception à la règle. Le professeur d’économie, spécialiste des marchés financiers, qui n’a cessé d’alerter les politiques sur les dérives de la finance, et l’ancien trader, fin connaisseur des modèles d’évaluation des risques, dressent un état des lieux post-crise pour le moins inquiétant. «Cette quasi-volonté de ne rien changer pourrait bien conduire à un seul résultat: la «re-crise» dont les conséquences seraient encore plus cruelles que celles que nous venons de traverser.» Les auteurs ne peuvent que constater le maintien d’une hyperfinance plus prédatrice qu’utile pour l’économie et le renoncement des pouvoirs publics à tirer les enseignements de la crise. Pire, les Etats, écrasés par le poids d’une dette publique, sont plus que jamais à la merci des humeurs des marchés financiers qui peuvent, sous la simple menace d’une dégradation du rating d’un pays, infléchir des politiques économiques et budgétaires. Enfin, le secteur bancaire apparaît plus concentré et puissant que jamais. Quant à la nouvelle régulation, les auteurs en dénoncent méthodiquement les faux-semblants. Tout semble fait pour ne pas contrarier le monde de la finance. Pourtant, notent les auteurs, le monde a changé et la crise a permis une prise de conscience des dangers et des limites du système financier international. Le mythe de la globalisation heureuse a bel et bien vécu. C’est la lueur d’espoir de cet essai sans concession. Des pistes sont même esquissées pour contrer une évolution qui apparaît aussi funeste qu’inéluctable. La nécessité de revoir en profondeur, non seulement les règles des marchés financiers et la façon dont opèrent les banques, mais aussi les principes qui régissent notre système de libre-échange, source de bien des déséquilibres.
Eric Benhamou /La Tribune"
"Non la crise n'est pas finie, affirment les auteurs : l'Europe est au plus mal, le chômage perdure et les économies sont atones. En fait, expliquent-ils, la crise s'installe et s'aggrave car le jeu des marchés et devenu "un marché de dupes" où les financiers gagnent toujours au détriment de l'économie réelle. Ayant pris progressivement la commande du système économique tout entier, poursuivent les auteurs, les marchés financiers sont maintenant à même de contester la
souveraineté des pays les plus vulnérables de l'Europe. Mieux encore, ils sont capables de faire basculer les politiques économiques annoncées dans l'ensemble des Etats de la zone. Pour conserver leur "triple A", certains pays vont ainsi jusqu'à virer de bord et substituer à " l'ardente obligation " de stimulation pour la reprise, une politique d'extrême rigueur, "qui nous installe dans la déflation". Faut-il se résigner à ce que l'on fasse main basse sur nos économies, s'interrogent les auteurs? Ces derniers s'y refusent, et ce livre en témoigne. Il se fixe comme objectif de mettre à mal le "mythe" de la globalisation nécessairement "salvatrice" et dégagent cinq chantiers pour réagir.
M. Henri BOURGUINAT est professeur émérite à l'université de Bordeaux IV, et a essayé depuis de nombreuses années de mettre en garde contre les risques de rupture du système financier.
M. Eric BRIYS est le cofondateur de Cyberlibris, entreprise française pionnière du livre numérique et des bibliothèques numériques. Il est également professeur-associé d'économie et de finance au Ceregmia de l'université des Antilles et de la Guyane. Enfin, il a travaillé plusieurs années dans le monde de la banque d'affaires après avoir été pendant 10 ans professeur de finance à HEC."
PDF, format 140 x 220, 250 pages
ePub
Téléchargement immédiat après achat